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Womenomics : le passé d'une illusion

En 2006 le World Economic Forum (WEF) publiait son premier Global Gender Gap Report. Cette étude analyse chaque année tous les pays en terme d'égalité hommes-femmes. À l'époque le Japon occupait la 76e place. En 2014 le Premier ministre actuel, Shinzo Abe, lançait sa politique dite Womenomics qui devait permettre \"à toutes les femmes de briller\". À l'époque le Japon occupait la 104e place. En 2016, il occupe la... 111e. L'Archipel est particulièrement mal noté en terme d'opportunités de carrière et de poids politique. L'écart de traitement entre hommes et femmes est important surtout dans les métiers techniques, note le WEF. Les femmes ont désormais pleinement accès au marché de l'emploi (le taux d'emploi des femmes est de 65% aujourd'hui, soit un taux plus élevé que le taux américain). Mais elles demeurent cantonnées à des emplois à temps partiel (70% occupés par des femmes), jonglant entre les rôles de mère, employée, fille et épouse, et entre les loyautés qui sont attachées à chaque rôle. Elles ne peuvent pas suivre le même rythme, très soutenu, que leurs collègues hommes. \"Le gouvernement estime que les femmes représentent un important gisement de croissance. Sous le gouvernement Abe un million d'emplois pour les femmes ont été créés et le nombre de femmes membres de conseils d'administration d'entreprises cotées en Bourse a plus que doublé\" s'est défendu le numéro 2 du gouvernement Yoshihide Suga. La France de son côté est passée entre 2006 et 2016 de la 70e à la 17e place.

Robot pour être vrai
Les impressionnants progrès de la robotique faisaient craindre un véritable carnage en terme d'emplois. Plusieurs études prédisaient que les robots prendraient à l'avenir la place des humains dans toute une série d'emplois semi-qualifiés : clercs de notaire, réceptionniste... Seules ne resteraient plus à portée d'homme que les emplois à forte créativité et ceux nécessitant de l'interaction sociale. Les chercheurs Carl Frey et Michael Osborne, de l'Université d'Oxford, sont les plus célèbres défenseurs de cette thèse. Selon eux, 49% des emplois au Japon sont concernés.
L'étude Le risque d'automatisation des tâches que vient de faire paraître l'OCDE bat en brèche ce scénario-catastrophe. Selon ses auteurs les prophètes de malheur qui annoncent des disparitions en masse d'emploi ont un raisonnement trop simpliste : ils pensent en termes d'emploi et non pas en termes de tâches. Tout emploi est un ensemble complexe de tâches dont certaines sont souvent impossibles à remplir pour une machine. \"Pour Frey et Osborne 98% des emplois de comptables et d'auditeurs sont susceptibles d'automatisation. Mais en réalité seulement 24% des personnes employées dans ces métiers travaillent sans interaction avec d'autres humains. De même, Frey et Osborne estiment que 92% des emplois dans la distribution peuvent être effectués par des machines, alors que seulement 4% de ceux-ci ont lieu sans interaction humaine\" expliquent les auteurs. Selon eux seulement 7% des emplois au Japon, et 8% des emplois en France et aux États-Unis sont susceptibles de robotisation. Les auteurs rappellent que les machines de demain nécessitent de nouveaux travailleurs pour les créer ; que la robotisation ne s'est jusqu'ici pas traduite par des pertes d'emplois ; que les progrès technologiques se sont à long terme traduits globalement par des hausses de revenus des travailleurs. Mais ce qui est le plus passionnant est peut-être leur rappel que l'automatisation se heurte à des questions \"humaines\". \"Même si un robot peut accomplir beaucoup de tâches que doit exécuter une infirmière, il ne remplacera jamais une infirmière\", rappellent-ils. Et de citer ce problème éthique soulevé par l'économiste français Jean-François Bonnefon : si l'algorithme qui commande un véhicule autonome a le choix, en cas de risque d'accident, entre préserver la vie de son passager et celle de dix piétons qui traversent la rue devant lui, que doit-il choisir ?

Coude-à-coude

Les universités sud-coréennes et japonaises sont au coude-à-coude en termes de recherche. Dans son classement des 75 meilleures universités d'Asie, Reuters dénombre 20 établissements japonais et 20 sud-coréens. Ces deux nations occupent 17 des 20 premières places du classement. La Corée du Sud bat tout de même le Japon en plaçant en première place l'institut KAIST, créé sur le modèle des écoles d'ingénieurs américaines. L'université de Tokyo obtient la deuxième place. Reuters note également qu'avec une population inférieure de plus de la moitié à la population japonaise la Corée du Sud a une politique d'enseignement plus ambitieuse que son voisin. La Chine place 22 établissements parmi les 75 cités, chiffre décevant pour une population de 1,37 milliard d'habitants. Aucune université d'Indonésie, du Pakistan, du Bengladesh, des Philippines ou du Vietnam ne figure dans le classement.

Sociaux mais pas trop

Les Japonais n'ont pas été happés par les réseaux sociaux. Selon Statista ils ne passent que vingt minutes par jour sur les SNS, soit une des plus faibles durées relevées. La communication par ce média est cantonnée à celle entre amis proches plutôt qu'à des communautés de goûts plus larges, comme dans le reste du monde. Les Français passent en moyenne 1h20 par jour sur les réseaux sociaux. La palme revient aux Philippins qui y consacrent près de 4 heures par jour.

Les disques durent

Le marché de la musique au Japon demeure essentiellement un marché de produits physiques. Selon la fédération internationale de l'industrie phonographique, 75% des ventes de musique se fait sur des supports matériels (CDs, DVDs) tandis que 18% seulement provient de téléchargements ou d'écoute en streaming. En France 42% des ventes se fait par supports physiques. Aux États-Unis le ratio tombe à 23%. Les ventes de disques au Japon sont soutenues par un solide réseau d'environ 2000 disquaires dont les principales enseignes (Tower Records, HMV...), ont disparu depuis longtemps du paysage urbain des autres pays développés. La popularité des CDs repose aussi sur des magasins de locations de disques (Tsutaya...) qui permettent pour une somme modeste (environ 300 yens) de pouvoir écouter chez soi dans le confort d'écoute du CD (bien supérieur à la qualité acoustique des services en streaming) la musique de son choix. Enfin la production de l'\"objet\", DVD ou CD, est particulièrement soignée au Japon. Il serait présomptueux de considérer le marché japonais de la musique comme mineur : il demeure le deuxième marché au monde derrière le marché américain. Il est trois fois plus grand que le marché français. Le seul marché physique japonais est plus gros que le marché français.

Le petit sommeil

L'application UP qui recueille et exploite les données de santé de ses usagers, a réalisé une étude des comportements liés au sommeil dans les grandes villes du monde. Il en ressort, contrairement à ce qu'affirme Frank Sinatra dans New York New York que Tokyo (5h44) est la véritable city that never sleeps. Les résidents de la capitale japonaise sont parmi les derniers à aller se coucher et les premiers à se lever. Les New Yorkais quant à eux se couchent tôt et se lèvent tôt (6h47). Les Parisiens dorment 6h54 par nuit.

FJE en un clin d'oeil

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