Guillaume Burtschell (SG CIB): « Notre profil international correspond à la mondialisation en cours du Japon »

Le groupe Société Générale fête ses 40 ans au Japon cette année. 40 ans de solidité, de stabilité et d'innovation. Pour marquer l'événement, FJE a interviewé Guillaume Burtschell, directeur général SG CIB (banque d'investissement), responsable de 70% de l'activité de Société Générale au Japon.

Que représente aujourd'hui le Japon sur la planète finance ?
Il ne faut pas perdre de vue la taille de ce pays pour notre industrie. Le Japon est le deuxième marché obligataire du monde, soit la moitié du marché de la dette américaine, mais quatre fois le marché de la dette française. C'est un marché très actif, avec un volume d'échanges de 10.000 milliards de dollars par mois. Côté banques, on trouve une banque japonaise, MUFG, parmi les dix grandes banques mondiales par la taille de leur bilan. Les trois autres mégabanques japonaises ne sont pas très loin. Il faut noter que ces établissements cohabitent avec une centaine de banques régionales, qui ont une zone d'achalandise locale dans les régions japonaises.

Que propose SG CIB sur le marché japonais ?
L'immobilier et la dette nationale sont les deux placements privilégiés des investisseurs japonais. Nous sommes présents, comme nos concurrents Japonais, sur le marché de la dette en tant que courtiers autorisés depuis 2011, ce qui nous permet de participer directement aux adjudications du ministère des Finances.
Notre cœur de métier demeure l'offre diversifiée de produits financiers à destination des investisseurs institutionnels. Notre profil international correspond parfaitement à la mondialisation en cours des institutions financières et des entreprises japonaises. Aujourd'hui, ces dernières investissent à l'étranger pour devenir vraiment internationales. SG CIB les aide dans leur expansion, grâce à son expérience et à son solide réseau international. Nous sommes particulièrement présents en Russie et en Afrique de l'Ouest. La tenue en mai à Tokyo du sommet TICAD a montré que l'Afrique est une priorité pour l'avenir du Japon.
Nous aidons également les banques à diversifier leurs placements, pour elles-mêmes et pour leurs clients, avec notre offre de produits multi-actifs.

Les Abenomics ont-ils eu un effet sur l'activité de SG CIB au Japon ?
L'essence des Abenomics est de réorienter l'investissement du marché obligataire vers d'autres placements plus générateur de croissance. C'est exactement ce que nous proposons à nos clients. Les Abenomics viennent de commencer, mais ils ont déjà eu un effet considérable en rehaussant l'image du marché japonais. Ils ont suscité un regain d'intérêt pour la Bourse de Tokyo, qui se constate dans le bond de l'activité. Les Abenomics ont aussi entraîné une chute du yen bénéfique pour l'économie du Japon, qui tire sa croissance des exportations. Ces variations de change nous donnent du travail, car nous proposons aux importateurs comme aux exportateurs des stratégies de couverture.

SG mène-t-il des actions civiques à côté de son activité professionnelle ?
Nous avons au sein de la filiale un comité CSR (Corporate Social Responsibility) qui lance beaucoup d'actions diverses : organisation de petits déjeuners caritatifs, achat de produits réalisés par des sociétés employant du personnel handicapé, jean's day dont les frais de participation sont reversés à des associations caritatives... L'ONG Care est notre partenaire privilégié, dans le monde et au Japon, pour ce type d'actions. Nous étudions la possibilité de soutenir une seconde ONG 100% japonaise.

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