Indicateurs

48,6%
Les femmes ont déjà investi massivement le monde du travail. Selon l’Institut du Travail japonais, le taux de participation des femmes à la vie active progresse dans pratiquement toutes les tranches d’âge depuis quinze ans. La tranche des 30-34 ans a enregistré les progrès les plus spectaculaires, avec un taux de participation passé de 50 à 70%. Le gouvernement de Shinzo Abe a indiqué qu’il souhaitait promouvoir le travail des femmes pour stimuler la croissance. Il vise une hausse de la population active féminine de 1,3 million de personnes d’ici 2020. Mais la marge de progression semble en réalité assez faible. Selon les calculs de Morgan Stanley, si l’on tient compte de la structure démographique du Japon, le taux de participation des femmes (48,6%) est presque aussi élevé que celui des autres pays industrialisés.

1 homme,1 voix
La préfecture de Tottori (sud-ouest du Japon), la moins peuplée du Japon, ne compte que 588.000 habitants. Sa population n’a pratiquement pas bougé depuis un siècle. Elle compte beaucoup moins d’habitants que le quartier de Setagaya, à Tokyo (892.000 habitants). Tottori est pour les analystes politiques le symbole du déséquilibre du système électoral japonais : le nombre de députés et de sénateurs qui la représentent est disproportionné par rapport à d’autres préfectures, en particulier les préfectures urbaines. Kyohei Morita, analyste chez Barclays, a calculé qu’il fallait cinq fois plus d’électeurs pour élire un sénateur dans la préfecture de Kanagawa (Yokohama) que dans celle de Tottori. Cette inégalité devant le suffrage universel fait peser les décisions politiques en faveur des milieux ruraux. Elle bloque les réformes nécessaires à l’économie, en particulier la réforme de l’agriculture.
En novembre, la Cour Suprême a déclaré la chambre Basse « en situation d’inconstitutionnalité » en raison de l’écart entre électeurs suivant la circonscription dans laquelle ils habitent ; mais, n’allant pas au bout de sa logique, elle n’a pas demandé de dissolution, se contentant d’appeler les députés à des « efforts » pour résoudre le problème. La solution serait sans doute dans la formation d’une authentique commission électorale indépendante. Pour l’instant, l’organisation des circonscriptions demeure à la discrétion des partis, et donc du premier d’entre eux, le PLD.

25.000 milliards
C’est le surcoût des importations énergétiques induit par la chute du yen.
La consommation énergétique du Japon est inférieure de 10% à ce qu’elle était avant le choc Lehman de 2007. Pourtant, sa facture énergétique a explosé. Les raisons : la chute du yen depuis l’arrivée au pouvoir de Shinzo Abe, couplée à l’arrêt des centrales nucléaires depuis l’accident de Fukushima. Depuis 2010, le coût des importations énergétiques a augmenté de 37% alors qu’en volume, elles n’ont augmenté que de 8,5%. Les énergies fossiles représentent un tiers du total des importations japonaises. Selon les calculs de l’institut Wood Mackenzie, le maintien de l’arrêt des centrales nucléaires coûtera 5000 milliards de yens entre 2013 et 2016 au Japon ; mais la chute du yen lui coûtera 25.000 milliards de yens. Conclusion : même avec le redémarrage de son parc nucléaire, le Japon n’est pas sorti de son dilemme énergétique.

Le Japon en 2014 - Prévisions Morgan Stanley
Dans une note de novembre, Morgan Stanley met en garde le Japon. En 2013, tandis que les exportations reculaient, l’économie japonaise a été sauvée par la demande intérieure, en particulier la demande publique. Le gouvernement ne pourra pas accorder de telles largesses en 2014. Or les salaires continuent de stagner. Et la consommation subira la hausse de la taxe de la TVA au 1er avril 2014.

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