Indicateurs

33 686
C’est le nombre de dépôts de candidatures reçues par le gouvernement japonais lors du premier mois de la mise en place de son tarif préférentiel de rachat d’électricité produite au moyen d’énergie renouvelable. Depuis le 1er juillet dernier, le Japon achète 42 yens le kilowatt/heure de ce type d’énergie. Ce tarif est le double du tarif allemand, et trois fois le tarif chinois. Il vise, après Fukushima, à promouvoir le développement des énergies renouvelables afin de limiter la dépendance du Japon à l’énergie nucléaire, et à devenir leader technologique dans ces domaines. Le tarif de 42 yens est payé par l’usager, et représente une hausse de 70 à 100 yens par mois de sa facture d’électricité, selon le METI. De son côté, le gouvernement a mis de côté 306 milliards de yens pour soutenir les énergies renouvelables. Une telle générosité a entraîné un déluge de projets, principalement liés à l’énergie solaire. Déjà, 186 projets « mégasolaires » représentant 2,4 gigawatts de capacité, soit la moitié de la capacité déjà existante au Japon, ont été approuvés. La production d’énergie solaire dans l’Archipel aura triplé d’ici la fin 2015. Déjà, d’ici 2014, selon CLSA, le japon devrait avoir mis en place 17 gigawatts de capacité sur son sol, soit l’équivalent de 17 réacteurs nucléaires. Le marché japonais de l’énergie solaire aura triplé fin 2014. Cet effort vers le solaire, énergie à la production fluctuante, forcera le reste de l’industrie nippone à inventer les compteurs intelligents, les batteries intelligentes et les villes intelligentes de demain.
Les vrais gains de croissance en énergie solaire devraient venir d’infrastructures à la capacité supérieure à 500 kilowatts-heure, estiment les spécialistes de ce type d’énergie. L’État compte réduire son aide chaque année, espérant que l’industrie du solaire commencera à marcher seule sur ses deux pieds, sans subvention, à partir de 2016. À cette date, le solaire sera aussi cher que les sources d’énergie conventionnelle, espère le METI.  

997 000 milliards de yens

C’est le montant (record) de la dette publique japonaise au 31 décembre 2012. Chaque Japonais doit aujourd’hui 7,8 millions de yens aux détenteurs d’obligations japonaises.

18 000 yens
C’est le salaire quotidien que négocie un mouliste béton aujourd’hui, selon le Nikkei. La pénurie de main d’œuvre dans le bâtiment fait la joie des ouvriers du secteur, dont les salaires progressent à la hausse. Conséquence de l’exceptionnel et extraordinaire chantier de la reconstruction du Tohoku, le secteur de la construction fait face à un surplus de demande depuis 2011 par rapport à son offre. Le tout sur baisse générale de la population active et par conséquent du chômage. En janvier, le taux de chômage du Japon a atteint 4,2%, soit le plus bas taux, et de loin, de l’OCDE. Chez les femmes, il est à 3,8% ! Si le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 10.000 personnes, celui de personnes employées a bondi de 340.000 personnes dans le même temps. Il y a 85 offres d’emploi pour 100 demandeurs au Japon aujourd’hui. Une telle conjoncture est propice à une hausse des salaires, que le premier Ministre Shinzo Abe a publiquement appelé de ses vœux.

114 ans
C’est l’âge de la doyenne de l’humanité. Misao Okawa a assuré bien se sentir aux médias japonais qui l’ont dérangé après que sa performance ait été validée par le livre Guiness des Records. Elle est née le 5 mars 1898, et est mère de deux enfants qui ont déjà passé la barre des 90 ans. Ganbatte, oba-san ! Le record de longévité est japonais depuis trente ans. Mais l’Archipel pourrait perdre cette couronne dans les prochaines années selon le magazine Lancet, qui a consacré une récente étude sur la santé des Japonais. Les progrès dans l’espérance de vie sont de plus en plus rapides. L’Archipel est talonné par la Suisse, l’Italie et... la France. La boisson, la cigarette, le surmenage et le suicide sont quatre phénomènes qui pèsent fortement sur l’espérance de vie des Japonais.

50%
C’est la proportion d’hommes mariés entre 40 et 60 ans qui épouseraient leur femme une nouvelle fois si c’était à refaire, selon un sondage de l’agence publicitaire Hakuhodo. Côté femmes mariées, la proportion tombe à 38%. 17% des femmes de plus de 50 ans disent qu’elles ne songeraient jamais à épouser le même homme !

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