La vie objective

Pepper deviendra grand
 

Softbank travaille d'arrache-pied au succès du lancement de Pepper au Japon. Le conglomérat internet nippon a créé Softbank Robotics, une nouvelle filiale chargée exclusivement du développement du robot, du design à sa vente, en prévision de sa commercialisation grand public l'an prochain. Softbank promet des centaines d'applications autour de Pepper. Le « père » de Pepper, Bruno Maisonnier, fondateur d'Aldebaran Robotics, compagnie dont le PDG de Softbank Masayoshi Son a pris le contrôle au printemps, est particulièrement enthousiaste pour les applications dans le domaine de l'éducation. Masayoshi Son lui-même estime que 90 millions d'emplois pourraient être assurés par 30 millions de robots dans le monde. Selon Tomihide Fumizawa, directeur général de Softbank Robotics, les ventes de Pepper devraient aller pour moitié à des particuliers, et pour moitié à des entreprises. Mais en réalité, Pepper étant un des premiers robots « émotifs », le « robot du cerveau droit, celui des émotions », comme l'appelle Bruno Maisonnier, son attrait pour le grand public demeure très difficile à déterminer. Ses ancêtres dans l'histoire de la technologie, en particulier le chien-robot Aibo de Sony, ont tous eu des durées de vie commerciale très courtes. Tomihide Fumizawa prétend que Softbank Robotics pourrait entrer, à moyen terme, dans la robotique industrielle : mais ce secteur est totalement différent de celui des robots de loisirs, dont Pepper serait le premier ambassadeur. Il est dominé par un oligopole que se partagent quatre acteurs : Fanuc, ABB, Yaskawa et Kuka. Le « ticket d'entrée » pour s'imposer dans cette industrie de très haute technologie est tel qu'il semble hautement improbable que Softbank y parvienne.
Pepper sera commercialisé au Japon dès février et aux États-Unis dès l'été prochain. Il devrait être mis en vente au prix de 198.000 yens. Il se taille déjà un joli succès médiatique auprès des Japonais. Softbank a reçu des centaines de demandes d'information d'entreprises de tous les secteurs. Le robot est déjà littéralement exploité par Softbank dans de grandes campagnes nationales d'affichage, et travaille d'arrache-pied dans deux boutiques Softbank du centre de Tokyo à répondre aux sollicitations des curieux. À quand un droit du travail pour les robots ?



Jamais de train-train

Les shinkansen viennent de gagner 80 kilomètres-heure de vitesse moyenne. La compagnie ferroviaire JR East songe à utiliser un alliage de magnésium pesant 30% de moins que les alliages d'aluminium qu'elle utilise aujourd'hui pour construire ses trains. Selon la presse japonaise, cet alliage devrait permettre d'augmenter la vitesse moyenne des shinkansen, actuellement entre 270 et 320 km/h, à une vitesse entre 350 et 400 km/h. À titre d'exemple, cela ferait passer la durée du trajet Tokyo-Osaka en Shinkansen Nozomi de 155 à 100 minutes. Ces trains ne devraient être mis sur le marché qu'en 2029.



L'hydrolien séduit les Japonais

Le Japon se met aux énergies renouvelables maritimes. Il a de quoi : son immense zone exclusive économique représente douze fois la surface terrestre formée par ses 6852 îles. Ainsi IHI, Toshiba, l'Université de Tokyo et l'Institut Mitsui Global planchent sur la construction d'une centrale utilisant le Kuroshio, courant marin qui réchauffe le Japon en y amenant les eaux chaudes tropicales, à la manière du Gulf Stream dans l'Océan Atlantique. Ce consortium compte installer dans l'Océan Pacifique 400 générateurs équipés de gigantesques hélices qui, mues par les courants, pourraient générer 800 MW, soit l'équivalent d'une petite centrale nucléaire.
Le Japon souhaite également récupérer l'énergie marémotrice (énergie produite par le mouvement des marées). La société Modec a mis au point un système de stations flottantes qui combinent éolien et énergie marémotrice. Ce type d'énergie, hydraulique, est beaucoup plus stable que l'éolien ou le solaire.

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