Parole aux membres

Nos sociétés-membres du secteur livrent leur analyse. 

LES DÉFIS DU JAPON 
Le secteur de l'équipement automobile demeure dominé de manière écrasante par l'Europe, les États-Unis et le Japon. Ils sont les fournisseurs invisibles que ne connaît pas le grand public. Ils sont devenus, discrètement, année après année, de véritables géants technologiques, au point de dominer les constructeurs. Ils ont fait face à la mondialisation et ont suivi la demande automobile mondiale partout, des pays développés aux pays émergents. Ils sont sortis renforcés des crises économiques des vingt dernières années. Les principaux équipementiers français et japonais, membre de la CCIFJ, ont bien voulu répondre à nos questions sur leur secteur. Présents en France, au Japon et dans le monde entier, ils nous révèlent les défis qu'ils doivent relever aujourd'hui.




Yoshinori Terasaka
Deputy Chief Director of automobile business
NTN Corporation

Nous fabriquons des roulements pour les industries automobile et aéronautique. Nos produits se sont banalisés, et nous avons dû fabriquer des modules complexes de pièces. C'est pourquoi nous avons développé un « moteur roue » intelligent, situé dans les roues du véhicule. D'autre part, nous sommes très vite sortis du Japon et nous avons très tôt cherché de nouveaux clients étrangers, hors de notre portefeuille de clients japonais, pour nous développer mondialement.



Olivier Fidry
Président
Faurecia Interiors Systems

Nous produisons des systèmes d'intérieur automobiles. Notre principal souci est de nous immiscer parmi les équipementiers japonais groupés en keiretsu autour des constructeurs automobiles. Ces derniers affirment qu'ils ont changé et sont beaucoup plus ouverts que dans le passé. Est-ce vrai ? En réalité, l'industrie automobile japonaise se porte mieux qu'il y a quelques années, et n'est donc pas hors certains cas spécifiques incitée à changer ses vieilles habitudes.



Yasuki Takenaka
Directeur Général
A.Raymond co., ltd.

Nous proposons des solutions de fixations techniques. Notre activité était jadis une activité de haute technologie, mais elle court le danger d'être banalisée. Notre défi est donc de continuer à proposer des solutions innovantes. C'est pourquoi nous avons développé des produits pour l'énergie, le bâtiment ou la santé, hors de notre champs d'excellence historique qui demeure l'automobile. C'est pourquoi nous devons rester au Japon, où a lieu le développement des automobiles de demain.



Ronald Chalons
Directeur Général
Saint-Gobain Sekurit

Fournisseur de vitrages, nous affrontons trois défis : d'abord, le poids. Le verre est un matériau lourd, que nous allégeons en réduisant les épaisseurs utilisées tout en conservant sa fonction de sécurité. En première mondiale, nous sommes en train de réduire de 5 à 4 millimètres d'épaisseur nos pare-brise, soit un gain de 20% ! Second défi : la communication avec les véhicules qui sont de plus en plus souvent équipés de vision tête haute (en anglais Head-Up Display ou HUD), de caméras, capteurs et antennes. Nous développons des pare-brise qui intègrent ces équipements. Troisième défi : ajouter de la valeur (fonctions anti-chaleur, acoustique ou de sécurité...) à des coûts abordables.



Ryuji Saito
Président
Valeo Japan co., ltd

Nous produisons la plupart des types de pièces détachées automobiles qui existent. Mais notre cœur de métier est devenu l'environnement. Notre premier défi, en effet, est de réduire les émissions de CO2 et les dépenses d'énergie que produisent nos pièces. Nos pièces doivent toutes être « vertes ». Le second défi, qui est spécifique à Valeo Japan, est de gérer la baisse locale de la production d'équipement automobile au Japon tandis que la production mondiale, elle, augmente.



Bernard Delmas
Président & CEO
Nihon Michelin Tire co., ltd.

Premier défi : Suivre les constructeurs japonais alors que leur production mondiale explose ! Les pneus sont définis selon les marchés d'usage et les caractéristiques des véhicules. C'est pourquoi nous avons un centre de R&D depuis vingt ans au Japon, foyer de l'innovation technologique automobile. Deuxième défi : l'énergie. 20% de la consommation d'essence d'une voiture est liée aux pneus ! Michelin a, le premier, proposé des « pneus verts » assurant un gain de consommation et une réduction des émissions de CO2 tout en préservant les autres performances (adhérence, longévité...)

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