Repères

Compétitivité
La France s'essouffle. Selon le classement annuel publié par le Forum Économique Mondial, elle se place au 23e rang mondial pour la compétitivité. Elle a perdu deux places en un an, et cinq places en deux ans.
Ce classement passe au crible 148 pays. Il est établi à partir de 100 indicateurs. Selon lui, l'Hexagone est particulièrement nul pour les incitations fiscales à l'investissement (137e), les relations entre patrons et salariés (135e), les prélèvements obligatoires (134e) et le poids des réglementations (130e). Il figure en bonne place en revanche en matière d'infrastructures (4e), d'enseignement supérieur (15e pour l'enseignement supérieur en mathématiques et en sciences, 5e pour les écoles de commerce et de gestion) et de qualité de la main-d'œuvre.
Le Japon de son côté a le déclin plutôt... ascendant. Il gagne une place par rapport à 2012, et termine neuvième. Il demeure premier pour la cinquième année consécutive dans la catégorie « sophistication des affaires ». Il est cinquième mondial pour son innovation, second pour ses dépenses en recherche-développement, quatrième pour la qualité de ses « talents » et neuvième pour la qualité de ses centres de recherches. Il souffre cependant de graves problèmes macroéconomiques : un déficit budgétaire criant, une dette publique qui explose, un marché du travail sclérosé où les femmes sont absentes, des barrières non tarifaires et peu d'investissement étranger.
Klaus Schwab, président du Forum économique mondial, prédit qu'« à l'avenir, nous allons parler de pays riches ou pauvres en termes d'innovation » plutôt que de « pays développés et moins développés ». Pour lui, le pays le plus innovant reste la Suisse, suivi par Singapour.

Finance
Le GFCI (indice des centres financiers mondiaux) mesure l'attractivité des centres financiers. Selon sa dernière édition, Tokyo se place à la sixième place, tandis que Paris est 26e. Londres, Hong Kong et Singapour demeurent les marchés financiers les plus attractifs. L'étude souligne qu'une place financière ne peut asseoir sa prédominance qu'en étant forte dans tous les domaines (qualité des hommes, infrastructures, accès au marché...). Elle ne peut pas se reposer sur une seule qualité.

Impôts
L'impôt sur le revenu au Japon apparaît relativement faible au regard des autres pays industrialisés. Il ne peut pas dépasser 50% du revenu au Japon, contre 53% en France. Selon l'économiste Nobuyuki Saji, de MUFG, un foyer avec deux enfants au Japon au salaire annuel de 7 millions de yens devait régler 459.000 yens d'impôts en 2012. La même année, la même famille française devait au fisc... 2.006.000 yens. Nobuyuki Saji note également qu'une famille japonaise avec deux enfants paie davantage d'impôts qu'elle ne perçoit d'allocations sociales dès qu'elle gagne plus de 7,5 millions de yens. Pour la même famille française, le montant après lequel les impôts dépassent les aides est à 6 millions de yens. Selon Nobuyuki Saji, le Japon pourrait élargir l'assiette de l'impôt sur le revenu pour dégager de nouvelles recettes fiscales. La dette publique japonaise équivaut aujourd'hui à 240% du PIB.

Aéroports
Narita et Haneda ne forment toujours pas le hub dont Tokyo est digne, mais ils se distinguent toujours par l'exceptionnelle ponctualité des vols. 95% des avions arrivent et décollent à l'heure à Haneda. À Narita, le ratio est à 86%. Paris-Charles de Gaulle est très loin derrière, à 59%.

Entreprendre
Il est plus simple de démarrer une entreprise en France qu'au Japon, selon la banque Mondiale. Cette dernière place le Japon 114e pour la création d'entreprise, et la France en 27e position. Dans le cas du Japon, il faut remplir 8 formulaires, pour une procédure d'une durée totale de 23 jours, contre 5 formulaires en France pour une durée de 7 jours. Champion du monde : la Nouvelle-Zélande, où il faut 1 jour, et 1 formulaire. Entrepreneurs, à vos projets !

Déficit écologique
L'ONG Global Footprint Network tire la sonnette d'alarme. Selon elle, la consommation des ressources naturelles terrestres est si frénétique qu'elles ne peuvent plus se renouveler. Pour elle, chaque année, l'humanité entre en « déficit écologique » de plus en plus tôt. En 2013, elle a commencé à vivre au-dessus de ses moyens naturels le 20 août. En 2000, il s'était produit le 8 novembre. L'ONG estime qu'il faut aujourd'hui 1,5 planète pour répondre aux besoins de la Terre. Par pays, le Japon est particulièrement gourmand : il consomme 7,1 fois plus que ce qu'il peut produire. La France de son côté consomme 1,6 « France » par an. Le Brésil, le Canada ou la Finlande font partie des pays qui consomment moins que ce qu'ils peuvent produire.

Investir
Le ratio investissements étrangers/PIB est de 3,7% pour le Japon, contre 39,5% pour la France. Cette dernière consacre davantage de moyens humains que le Japon pour son attractivité, note un rapport du JETRO : l’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) emploie 160 personnes, contre 60 personnes chez son équivalent japonais du JETRO.

Maternité
Mieux vaut être une mère en France qu'au Japon, selon l'ONG Save the children. Cette dernière a placé la France 16e de son Mom index, tandis que le Japon est 31e. Le classement prend en compte cinq variables : risque de décès pendant l'accouchement, taux de mortalité infantile avant cinq ans, années de scolarité, revenu par habitant et participation des femmes à la vie politique. La France est meilleure que le Japon pour les années de scolarité et la participation des femmes à la vie active.

Sans-abris
Le Japon comptait 8265 sans-abris en 2012, selon le ministère de la Santé japonais. Ce chiffre a été divisé par trois depuis 2001. Tokyo et Osaka comptent chacun 2000 sans-abris. 93% sont des hommes.
La France de son côté compte officiellement 141.500 sans-abris, selon la dernière enquête de l'INSEE sur le sujet. Ce chiffre a augmenté de 50% depuis 2001. 38% des SDF sont des femmes. Mais le chiffre français masque une réalité nettement plus complexe que le chiffre japonais. Il est composé de 129.000 SDF, dont 30.000 enfants et 43.000 étrangers, et 22.500 demandeurs d'asile.

Employeur
Le groupe de consulting Universum a demandé à 200.000 étudiants, dans le monde entier, pour quelle société ils aimeraient travailler. Sans surprise, Google est arrivé en tête des suffrages. Parmi les cinquante premiers mondiaux, on trouve deux Japonais (Sony et Toyota) et deux Français (L'Oréal et LVMH). Parmi les vingt entreprises préférées des étudiants japonais, 17 sont japonaises, et aucune n'est française. Les étudiants français sont nettement plus attirés par les entreprises étrangères : seulement 9 entreprises françaises figurent parmi leurs 20 préférées. La première entreprise japonaise préférée des étudiants français, Sony, est 44e.

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