Comité Women in Business - Entrepreneurship in Japan: The Women Way

Le 12 mai dernier, la CCI France Japon et FAJ (Femmes Actives Japon) organisaient leur conférence annuelle conjointe au sein de l’Institut Français de Tokyo. Le thème choisi cette année : l’entrepreneuriat au féminin.
Alors que le gouvernement Abe peine à faire progresser ses « womenomics » auprès des entreprises japonaises, certaines femmes prennent leur carrière en main en se lançant dans la création d’entreprise.

Nancy Ngou, Partner chez Ernst & Young Advisory Co., Ltd., a introduit la conférence avec un panorama de l’entrepreneuriat au Japon. Graphiques et statistiques montrent que lancer son entreprise est difficile : quel que soit le sexe, les défis sont les mêmes (financements, obtention d’informations, développement de la clientèle). Néanmoins, les hommes sont plus nombreux à tenter l’aventure, notamment grâce à une meilleure expérience du management et de la prise de risque.
S’est ensuivi un passionnant débat animé par Mayumi Sakata, Group Customer Director
chez Valeo, en charge du réseau “Valeo connected women” au Japon. Le panel était composé de 4 entrepreneures : Kayo Hattori, de Datawords, Maïa Maniglier, d’Exprime, Hiroko Sasaki, de Changewave, et Mari Yamada, de Mapple Juice. Sur les difficultés particulières aux femmes, les intervenantes ont souligné le poids des traditions et des clichés sexistes qui, au sein des grandes entreprises, privent souvent les femmes de postes à responsabilité. La maternité est aussi fréquemment un obstacle en raison du manque d’infrastructures d’accueil des jeunes enfants. Toutes ont néanmoins reconnu qu’être de sexe féminin pouvait permettre de suggérer des idées innovantes, ou de mettre en avant une sensibilité particulière dans des postes de conseil, sans craindre de froisser les egos masculins.
Les panélistes ont déploré le manque d’information sur l’entrepreneuriat au sein des grands médias ou des réseaux scolaires. Faute de success stories ou de modèles de référence, l’auto-entreprise peine à s’imposer comme une alternative valorisante à l’emploi salarié. Toutes ont plébiscité la nécessité d’un club d’entrepreneures, tant comme structure de soutien à la création d’entreprise que comme stimulateur pour prévenir l’autocensure.
Toutes ont recommandé aux aspirantes entrepreneures de croire en leur idée et de ne pas hésiter à la partager au cours de sessions de networking. En effet, la création de réseaux, la formation, mais aussi la constitution d’une équipe solide, sont la clé pour le développement d’un projet personnel.

Le débat s’est poursuivi au cours d’une séance de questions-réponses, puis d’un cocktail de networking convivial dans la Brasserie de l’Institut. 

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