Editorial : Une diplomatie qui s'enrichit

« Sans puissance économique, il n'y a plus de rayonnement diplomatique (…) Si on n'a plus la puissance économiquement, d'abord on n'a plus de moyens, plus d'ambassades, puis on viendra contester notre siège au Conseil de Sécurité… Le rôle de l'État est d'aider les entreprises, partout dans le monde, à se développer. (…) Les ambassadeurs ont dans leur cahier des charges d'aider les implantations » : ainsi s’est exprimé le ministre des Affaires Etrangères français, Laurent Fabius, lors de la XXIIe conférence des ambassadeurs à Paris, le 28 août dernier. Aucun représentant de la diplomatie française n’avait jusqu’à présent souligné l’importance des échanges économiques pour son pays avec une telle clarté.
L'État peut beaucoup pour les échanges internationaux. Mais il doit, comme le rappelle le ministre, « aider » les entreprises, et non pas les concurrencer en offrant des services ou des produits traditionnellement fournis par le secteur privé. Nous espérons qu’il gardera cela à l’esprit.
M. Fabius souhaite éradiquer les déficits commerciaux de la France. Avec le Japon, qu’il connaît bien, le déficit commercial était en 2013 d’1,2 milliard d’euros. Voilà une tâche pour laquelle la Chambre de Commerce sera toujours aux côtés de l’État. La convention signée le 3 avril dernier qui lie UBIFRANCE et la CCIFJ va dans ce sens.

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