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IT Committee - Fintechs in Japan: the Customer Experience

Le Comité IT, présidé par Pierre Mustière, organisait le 16 juin dernier son premier événement French Tech Tokyo sur la Fintech (Financial Technology) au Finolab d’Otemachi (un incubateur Fintech japonais). Les Fintechs sont des entreprises utilisant des modèles opérationnels, technologiques ou économiques innovants et disruptifs, visant à traiter des problématiques existantes ou émergentes de l’industrie des services financiers. 2016 a été l’année du décollage pour la Fintech au Japon : lancement de start-ups, bootcamps, les initiatives se sont multipliées. Elles sont venues consolider un courant sous-jacent, et bouleversent aujourd’hui les modèles économiques traditionnels de la finance.

Après une introduction par Stéphane Eyraud, CEO de Chappuis Halder & Co., deux intervenants se sont partagé la parole pour apporter leur éclairage sur le sujet.  

Russell Cummer est le CEO et fondateur de Paidy, le premier système de paiement et de crédit japonais sans carte. Entrepreneur Fintech depuis 8 ans à Tokyo, il a imaginé Paidy dans le contexte particulier du Japon. Beaucoup d’achats sont faits en ligne, depuis des terminaux mobiles, mais 45% d’entre eux sont toujours payés par d’autres moyens que la carte bancaire (combini, virement bancaire, paiement à la réception) qui rendent impossible tout remboursement automatique. Paidy permet de régler grâce à une simple adresse email et un numéro de téléphone. Les acheteurs sont identifiés et vérifiés grâce aux informations publiques traçables sur le net, une protection contrer les fraudeurs. Les bénéfices pour le vendeur sont multiples : le paiement est garanti et la simplicité de la procédure accroît le taux de conversions en achats fermes, ainsi que le nombre de clients. La sécurité est assurée par une confirmation SMS instantanée. Plus de 100 000 utilisateurs japonais utilisent aujourd’hui régulièrement Paidy.

Cédric Roll est CTO chez 8-Securities. Spécialiste des infrastructures Cloud et du développement de solutions logicielles innovantes, il a évoqué le sujet des robo-advisors, des conseillers en gestion de patrimoine automatisés construisant et gérant des portefeuilles en ligne grâce à des algorithmes et sur l'étude de big data. Avec 40 milliards de dollars déjà gérés et 255 prévus pour 2020, les opportunités sont formidables. Cédric Roll a fait un rapide rappel de l’évolution récente du marché des robo-advisors. Il a rappelé la multiplication des acteurs depuis 2013, venant bouleverser le modèle classique fondé uniquement sur une valorisation en termes d’AUM (Asset Under Management). La nouvelle cible : les Millenials. Nés entre les années 1980 et 1990, hyper connectés et curieux, ils ont moins de patrimoine, sont parfois  endettés, mais prêts à investir sur le long terme. Dans cette perspective, les acteurs financiers actuels traquent les MAU (Monthly Active Users), plutôt que les AUM. Pour les fidéliser, une nouvelle génération de robo-advisors est en développement. Disponibles sur mobile, ils s’adressent à leurs clients en termes de projets et non de profil financier, pour créer une relation empathique de confiance. Ils apprennent de leurs interactions avec le client grâce à des modèles dynamiques. 8 Securities travaille actuellement à la mise au point de l’un d’entre eux : « Chloé », le « Netflix du machine advisor ». L’objectif est d’aider 20 000 entrepreneurs à semer leurs idées, ou porteurs de projets à les financer.

Apres une session de questions-réponses animée, la soirée s’est achevée sur un buffet convivial de networking.


La Chambre de Commerce remercie Chappuis Halder & Co. Ltd pour son soutien à cet événement et le Finolab pour son accueil.



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