La vie objective

Plus vite, plus haut 

Plus rapide qu’un scooter ! Hitachi a mis au point l’ascenseur le plus rapide du monde. Ce dernier peut atteindre une vitesse de 72 km/h, et grimper 94 étages en 43 secondes. Ce nouveau produit va quatre fois plus vite que le premier ascenseur Hitachi, sorti en 1968, qui équipait le Kasumigaseki biru, premier gratte-ciel de Tokyo.
Avec ce nouveau produit, Hitachi vise surtout le gigantesque marché chinois. Il représente aujourd’hui, à lui tout seul, 60% du marché mondial des ascenseurs. Surtout, la réputation de fiabilité des produits japonais tranquillise les Chinois au regard de leurs propres machines. « Personne n’a envie de monter dans un ascenseur chinois », relève Christian Dinwoodie, analyste du secteur électronique japonais pour CLSA. Outre Hitachi, Toshiba et Mitsubishi fabriquent aussi des ascenseurs.





Le point 5G

La 5G, c’est déjà aujourd’hui. L’opérateur japonais dominant NTT Docomo s’est allié à six sociétés étrangères pour commencer à expérimenter les technologies 5G qu’il a mises au point. Le groupe français Alcatel-Lucent fait partie des entreprises avec lesquelles NTT Docomo travaille sur cette nouvelle norme technologique. La vitesse de téléchargement de la 5G est supérieure à 10 gigabit par seconde. Ce service sera disponible pour les abonnés japonais en 2020. Il sera utilisé pour les communications entre humains, mais aussi pour les communications entre objets, qui se généraliseront dans les années à venir.





Fujitsu sur la trace d’Airbus

Airbus a choisi Fujitsu pour suivre ses composants. Le groupe électronique japonais fournira à l’avionneur européen des étiquettes radio-communicantes (RFID) pour identifier et suivre chaque composant de ses avions. Ces étiquettes « sans contact » sont lisibles à courte distance (moins de 1,5 m) par un lecteur ou un scanner adéquat. Déjà utilisées pour les modèles A350 XWB depuis 2009, elles ont été généralisées sur tous les avions Airbus fin 2012. Ces étiquettes RFID permettent de suivre le parcours des pièces au fil d’une durée de vie qui peut durer plusieurs décennies, de leur conception à leur mise en service, et enfin à leur recyclage. Elles facilitent la logistique mais aussi la gestion des stocks des pièces.





Du vert 
dans 
le moteur

Huit constructeurs automobiles japonais se liguent pour poursuivre en commun la recherche fondamentale sur les moteurs à essence ou diesel « propres ». Toyota, Honda, Nissan, Suzuki, Mazda, Mitsubishi, Daihatsu, Subaru et les universités de Waseda et de Tokyo se sont alliés pour mettre au point des moteurs 30% plus efficaces d’ici 2020 que les moteurs de référence de 2010. Ces partenaires se sont également engagés pour ne pas développer en commun les applications (moteurs, composants) issues de leurs efforts sur le sujet. Ce projet de recherche japonais a été baptisé AICE (Automotive Internal Combustion Engine). Il représente un sursaut par rapport à la concurrence européenne en matière de moteurs, dont le niveau semble désormais égaler celui des Japonais. « En terme de technologies, nous ne pensons pas que nous sommes derrière les Européens. Mais en terme d’efficacité de la recherche-développement, nous sommes dépassés », a averti lors d’une conférence de presse Keiji Ohtsu, l’ingénieur en charge de la recherche-développement chez Honda, qui doit mener AICE. « Nous devons développer de plus en plus d’inventions, alors que le nombre de chercheurs, lui, n’augmente pas », a également observé Keiji Ohtsu. Ce projet est aussi une réaction face au durcissement des normes environnementales dans le monde entier, en particulier en Europe. Ce projet est enfin une nouvelle démonstration du peu de foi qu’ont les constructeurs automobiles japonais (hormis Nissan) dans la voiture électrique. Selon une enquête du think tank Fuji Keizai, les voitures à essence ou diesel représenteront encore 89% de la production automobile mondiale d’ici 2030. Force est de constater que les ventes de véhicules électriques ne décollent pas. « Le véhicule électrique fascine », explique Etienne Beeker, du CGSP (Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective), co-rédacteur d'un rapport sur le sujet. « Mais il se peut qu’à un horizon de quinze ans, les véhicules électriques ne soient jamais popularisés. Leur développement coûte une fortune, et les chercheurs font peu de progrès en matière d’autonomie du véhicule », estime-t-il.

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