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Parmenon vend des flûtes au Japon

La carrière de Michel Parmenon débute en 1968 par une activité de réparation d’instruments à vent. En 1979, sa renommée grandissante l’amène à fabriquer sa première flûte à la demande d’un musicien. Il décide alors de se concentrer sur la construction de ses propres instruments.

Aujourd’hui, l’activité est poursuivie par Pierre Helou et Rémi Caron, deux artisans formés auprès de Michel Parmenon et à l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM), ainsi que Dominique Charland, qui vient de rejoindre l’atelier en tant qu’apprentie.

Qualité et modernité à la française

On le sait peu, mais historiquement la France se distingue dans le domaine de la flûte traversière. « On parle d’école de flûte française, qui se caractérise par son élégance et la richesse des couleurs » précise Rémi Caron. Cette renommée s’étend également aux ateliers de fabrication de flûte français, dont certains noms font encore référence, malgré le fait qu'ils soient aujourd'hui disparus. En effet au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, le nombre d’ateliers ne cesse de diminuer et les savoir-faire se perdent progressivement.

La démarche de Michel Parmenon a été de préserver ces savoir-faire, notamment en s'attachant à fabriquer les flûtes à la main, et en gardant un certain nombre de techniques qui étaient employées traditionnellement dans la facture de flûte. « A ces techniques de base il a ajouté une méthode et de l’outillage moderne, en cherchant toujours à placer le critère qualité au plus haut, » poursuit Pierre Helou. « De notre côté nous continuons à travailler dans cet esprit. Cela passe par la modélisation 3D de nos instruments, ou par des investissements réguliers pour moderniser notre outil de travail. »

Le Japon, un marché important pour la vente de flûtes

Le Japon est un marché particulier. C’est l’un des pôles mondiaux de production de flûtes traversières, avec de grandes entreprises de taille industrielle ; c’est également un pays où la flûte connait une grande popularité. Pour Rémi Caron, « c’est donc intéressant pour nous d’être présent au Japon. On sent que nos interlocuteurs sont intéressés par notre démarche d’artisans d’art et par les particularités de nos instruments ».

Quelques flûtes avaient été vendues au Japon à l’époque du fondateur de la marque, mais c’est en 2013 qu’une vraie relation commerciale s’établit entre les flûtes Parmenon et le magasin spécialiste des instruments à vent DAC Gakki, à Shinjuku. « Notre arrivée au Japon s’est faite au gré de rencontres avec des musiciens et des acteurs de la facture instrumentale. Il se trouve de plus que j’ai vécu au Japon il y a quelques années et que je parle japonais. Cela facilite nos échanges avec notre revendeur », précise Pierre Helou.

Les spécificités du marché japonais

La marque Parmenon ne propose à son catalogue que des instruments dits « professionnels », positionnés dans le haut de gamme. C’est un marché important au Japon, et les musiciens japonais sont très sensibles aux finitions et aux qualités aussi bien acoustiques que techniques des instruments. « Nous connaissons cette exigence de qualité, que nous partageons. Sur le plan du son on rentre là dans un domaine très subjectif, avance Rémi Caron. On ne peut pas généraliser en disant que les japonais recherchent tel ou tel son. En revanche on constate une certaine tendance en ce qui concerne les choix parmi nos instruments. Les clients se tournent souvent vers nos modèles signature, qui mettent en valeur les couleurs et la richesse du son plus que la puissance. »

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