Pourquoi le Japon ?

Tokyo : 1ère mégalopole économique du monde

En 2021, l’agglomération de Tokyo compte 37 millions d’habitants. Le tissu urbain y est très dense (5000 habitants au km²). Les zones commerciales, nombreuses et diversifiées, s’organisent principalement autour des gares. Elles sont reliées entre elles par un réseau de transport sophistiqué et efficace. Les services, la finance et l’assurance sont les secteurs qui dominent dans la capitale japonaise.

Le Japon des régions

Le pays compte 13 villes de plus d’un million d’habitants et affiche un taux d'urbanisation de 94%. Chaque région dispose d’atouts qui lui sont propres : le nord est spécialisé dans les industries agroalimentaires, le travail du bois et du papier ; la région qui entoure Nagoya, le Chubu, accueille de grands sites industriels automobiles et aéronautiques. Osaka est réputée pour l’électronique et Fukuoka, au sud du pays, pour son ouverture sur l’Asie.

Le Japon des consommateurs

Les Japonais font partie des consommateurs dont le pouvoir d’achat est le plus élevé du monde. Leur haut niveau d’exigence et leur fort attrait pour la nouveauté les distinguent particulièrement. Le Japon constitue souvent un marché test de choix pour le lancement global de nouveaux produits ou services. Le savoir-faire français en particulier y conserve une image de marque élevée dans les domaines des cosmétiques, du luxe, de la gastronomie et de la mode.

Japon, leader mondial de l’innovation

Le Japon est le pays qui consacre la part la plus importante de son PIB à la R&D  (3,4% du PIB contre 2,2% en France) et le 2ème pays qui dépose le plus de brevets au monde. Il concentre 20% de la R&D mondiale. Leader technologique reconnu dans le B2C, le Japon l’est aussi dans de nombreux secteurs B2B. Le Japon compte 5 328 chercheurs par millions d’habitants (4 205 aux Etats-Unis et 4 233 en France).

Les tendances de l'économie

Troisième puissance économique mondiale et membre de l’ASEAN, le Japon est fortement intégrée à l’Asie. Le pays, en 2021, est le deuxième fournisseur de la Chine et 57% de ses exportations sont dirigées vers l’Asie, une part en augmentation depuis les années 2000. L’intégration du Japon aux économies asiatiques est un facteur clé de la réussite actuelle du pays qui tire profit de la croissance des pays émergents d’Asie.

La qualité des produits japonais, leur renouvellement permanent, mais également la place incomparable faite au client sont des forces qui permettent à certains conglomérats japonais de rester parmi les groupes les plus rentables et les plus puissants du monde. En outre, le Japon s’est assuré la maîtrise de technologies clés dans de nombreux secteurs high-tech.

Sur le plan démographique, la diminution de la population et l’allongement de la durée de la vie créent de nouveaux segments de marché. Les seniors font l’objet d’une attention particulière qu’ils soient actifs ou retraités. Cette tranche de la société dispose d’un pouvoir d’achat élevé et demande un traitement spécifique en matière de loisirs, de services et de bien-être. Le Japon est ainsi devenu le laboratoire des nouvelles tendances auxquelles vont être confrontées la plupart des sociétés occidentales avec le vieillissement de leur population.

Sur le plan financier, le Japon reste un acteur incontournable. Grâce à la force de son commerce extérieur, le pays possède les deuxièmes réserves de change mondiales (1 378 milliards de dollars en avril 2021) et reste l’un des principaux bailleurs de fonds de la planète.

En 2011, l’incident de Fukushima a remis en question le mix énergétique, et en particulier la place du nucléaire. Le Japon possède toujours des réacteurs opérationnels qui fonctionnent très ponctuellement. Avant l’incident, le nucléaire assurait 29% de la fourniture d’électricité du pays, un manque que le pays doit aujourd’hui combler par l’importation, ce qui pèse sur la balance commerciale qui traditionnellement était excédentaire. Cette situation agit toutefois comme moteur de la transition énergétique au Japon et a incité le pays à présenter des objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables.

Suite aux décisions de l’ancien Premier Ministre Shinzo Abe, le Japon s’est lancé, depuis 2013, dans une série de réformes en profondeur, les « Abenomics ». Il s’agit, pour le gouvernement, de 1) relancer la demande intérieure par un plan de dépenses publiques massif (671 milliards d’euros en 2014), 2) injecter des liquidités dans l’économie pour favoriser les prêts et les investissements, 3) libéraliser certains secteurs clés (l’industrie pharmaceutique et l’énergie notamment).Si vous souhaitez connaître les tendances économiques par secteur d'activité, consultez nos notes sectorielles

Les échanges commerciaux France-Japon

Près de 10 000 entreprises françaises ont réalisé un total de 7,7 milliards d’euros d’exportations vers le Japon en 2019. Après une progression de 2,8% en 2018, les exportations françaises ont progressé de 17% en 2019. Le secteur de matériel de transport est le moteur des exportations françaises vers l’Archipel (28%), dont 24% pour les seuls aéronefs.

Les principaux postes d’exportation de produits français au Japon sont l'agroalimentaire (16% du total exporté et 2e poste à l’export), les produits pharmaceutiques (11%) et les produits de luxe, du textile et de l’habillement (9%).

L’agroalimentaire se maintient à un bon niveau, et le Japon reste notre premier client dans ce segment sur l’Asie. La moitié de nos exportations agroalimentaires vers le Japon est constituée par les vins et spiritueux. La faible part de marché du secteur de l’énergie (1%) est liée à la paralysie presque totale de l’industrie nucléaire.

Le déficit bilatéral commercial, en défaveur de la France, s’est réduit de près d’1 Md d’euros en 2019. Les principaux postes déficitaires sont les biens d’équipement et l’automobile avec un déficit de 2,6 Md d’euros.

Le Japon est notre onzième client (deuxième en Asie après la Chine) et notre onzième fournisseur. La France est le 2e investisseur étranger au Japon, derrière les Etats-Unis avec 32 Md € d’IDE investis fin 2019. La France compte 500 entreprises au Japon dont 69% appartiennent au secteur manufacturier (Air France, Michelin, Renault, Valeo, Air Liquide, Total, Sanofi Aventis, Danone…). 31% de ces entreprises appartiennent au secteur des services (Axa, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, MC Decaux, Orange…). 

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